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Réparer les fondations de maisons centenaires

Maison centenaire avec de la végétation sur le revêtement

Une mission possible!

Les amateurs de maisons ancestrales sont passionnés; ils veulent préserver l’intégrité architecturale, le style et le cachet de leur trésor. D’autres propriétaires tiennent simplement à bien entretenir leur vieil immeuble. Mais quand il est question des fondations, tous gagnent à confier les réparations à des spécialistes. Voyons voir pourquoi.

Ancien béton: problème

Au Québec, les maisons ont été majoritairement construites sur des fondations de pierre jusqu’en 1920-1930. La transition au béton s’est faite de manière variable selon les régions. Montréal, par exemple, comptait quelques bâtiments sis sur des fondations en béton dès 1900. Coulé dans des coffrages de planches, ce béton était toutefois de mauvaise qualité (jusqu’en 1925). C’est qu’on « sauvait » sur le ciment et qu’on avait pris l’habitude d’y ajouter des rebuts de construction! D’où des fondations ayant tendance à devenir plus rapidement poreuses et friables.

 

La belle durabilité de la pierre

Les bonnes vieilles fondations de pierre ont beaucoup mieux traversé le temps. Au départ, il s’agissait de grosses pierres des champs empilées. Puis les constructeurs de maisons passèrent aux moellons, c’est-à- dire des pierres de calcaire ou de granit plus ou moins taillées. Avec les moellons, plus petits, les fondations devinrent des assemblages précis et stables. D’ailleurs, le mortier (à base de chaux et de sable) n’était utilisé à l’époque que pour boucher les espaces entre les pierres, et non pour solidifier la structure. Pour davantage d’étanchéité, on enduisait parfois les murs de fondation d’un crépi (chaux).

 

Il y a toujours une menace

Les fondations en béton sont moins épaisses (10 po) que les fondations en pierre (16 à 32 po). Elles doivent donc reposer sur une base plus large (semelle) afin de bien répartir la charge. Une armature métallique assure leur résistance latérale. À cause du gel et du dégel, de l’humidité dans la cave, de la végétation, d’un mauvais drainage, etc., le vieux béton peut s’être désagrégé, fissuré ou boursouflé.

Aussi dure et résistante soit-elle, la pierre aussi peut se fissurer sous de fortes contraintes (tassement inégal du sol, par ex.). Plus souvent, c’est le mortier qui s’effrite ou disparaît à certains endroits. Résultat : des infiltrations d’eau.

S’il y a de la condensation, des traces d’efflorescence, une pourriture du bois (solives en appui sur les fondations) ou une odeur de moisi dans la cave, il faut vite faire appel à un spécialiste.

 

Colmatage des fissures

Les fissures détectées dans un mur de fondation (béton) peuvent se stabiliser après leur apparition. Il faut les mesurer régulièrement, en largeur et en longueur pour voir s’il y a progression. Il importe de trouver la cause de ces fissures, car leur réparation doit être faite une fois leur évolution stoppée. Le travail consiste alors à injecter dans l’épaisseur du mur un mortier spécial contenant une colle époxydique. Il y aura ainsi imperméabilisation et solidification de la zone touchée.

 

Vieilles fondations, nouveau drain

Rares sont les maisons construites avant 1900 qui possèdent un système de drainage (recueillant l’eau contenue dans le sol et l’évacuant loin de la maison). Un tel système peut être installé sur une vieille maison. Il prévient les fissures, les infiltrations d’eau et autres problèmes. Les travaux comprennent notamment :

  • une excavation minutieuse et précise (pente) autour des fondations;
  • l’ajout d’une couche de gravier au fond de la tranchée;
  • l’installation d’un tuyau de plastique perforé (drain agricole);
  • le recouvrement du tuyau d’une membrane filtrante, d’une couche de pierre concassée, puis de terre.

 

En ville, il est parfois impossible de creuser ainsi par l’extérieur. On peut toutefois le faire par l’intérieur, juste en contrebas de la semelle de la fondation. La tranchée est plus étroite, et le drain est raccordé au puisard de la maison. Souvent, les proprios en profitent pour faire couler une dalle de béton sur le sol de la cave.

 

Travaux majeurs et reprise en sous-oeuvre

Si votre « belle d’autrefois » est plus sérieusement atteinte (fondations très craquelées, affaissées ou fortement déformées), de gros travaux sont à prévoir. Il peut être question de consolider les murs d’origine, comme il peut être nécessaire de les remplacer partiellement ou complètement. On parle alors de reprises en sous-œuvre.

  • Consolidation / La disparition progressive du mortier entre les moellons est souvent responsable de la déformation d’une paroi. La première étape est de remplacer les moellons craquelés et de procéder à un rejointement. Parallèlement, les ouvriers injectent un mortier spécial composé de ciment Portland, d’eau et d’un additif qui rend le mélange plus coulant. Ils utilisent des tubes de plastique à cette fin, insérés dans les joints. La pression est contrôlée et la quantité est mesurée afin que le mortier pénètre en profondeur sans nuire à l’assemblage des pierres.
  • Support / Le sol peut aussi avoir agi sur les fondations en y exerçant une pression latérale, surtout en période de gel. Une mesure commune est de (re)faire le drain, ce qui fera cesser le bombement des murs. Parfois, la déformation est telle à certains endroits que des butées ou des supports en béton doivent être coulés. Ces contreforts possèdent une armature métallique; dans certains cas, des calculs de charge (dimensions, résistance, etc.) sont nécessaires.
  • Reprises en sous-œuvre / Ici, la collaboration d’un ingénieur ou d’un architecte est requise. Comme il s’agit de remplacer les fondations, les travaux se font généralement par sections de 3 à 4 pieds de longueur. La nature et la qualité du sol sont à prendre en considération. La structure du plancher (solives) doit être étayée à l’aide de poutres et de colonnes ajustables prenant appui sur des bases en bois ou en béton. Les étais doivent demeurer en place tant que le béton ou le mortier n’a pas atteint sa dureté maximale.

 

Au fondement du succès

Des systèmes complexes de soulèvement des vieux bâtis existent aujourd’hui. Ils permettent de dégager d’un coup toute l’ancienne fondation, de la démolir et d’en construire une nouvelle (coulage du béton, par exemple).

Construction Durab collabore avec des techniciens et des ingénieurs sérieux qui veillent au succès des opérations. Tous les projets de réparation de fondations sont possibles. Méthode, équipement, machinerie, expérience; Construction Durab possèdent tous les atouts pour assurer la pérennité des maisons centenaires.

 

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